Economie, justice sociale et paix internationale : regards sur l’OIT

  • Dernière modification de la publication :19 décembre 2025
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Le 1er juillet 2025, dans le cadre de la 23e Université de la Paix, organisée dans le cadre de la Chaire Normandie pour la Paix, Mémoire et Avenir de la Paix, en partenariat avec l’Institut international des droits de l’Homme et de la Paix (2IDHP), Mme Dzovinar Kevonian, professeure d’histoire contemporaine à l’université de Caen Normandie (HisTeMé), a proposé une réflexion sur le thème : « Economie, justice sociale et paix internationale : regards sur l’OIT ».

Catherine-Amélie Chassin, Dzovinar Kevonian, Catherine Kessedjian, Armelle Gosselin-Gorand

Cette intervention s’intéresse aux enjeux de la paix durable à l’épreuve de l’économie, en particulier à travers la création de l’Organisation internationale du travail (OIT). La coalition mondiale en faveur de la justice sociale fut un marqueur de l’accélération économique vers une paix durable. La vague de mobilisation en faveur d’une démocratie sociale s’est accompagnée d’une montée en puissance de la législation internationale.

La partie XIII du traité de Versailles était déjà particulièrement axée sur la réglementation du travail. C’est ainsi que l’on observe le lien entre la paix et la justice sociale : ce lien participe à la définition même de la paix. Ce réformisme social est intervenu en réaction à une polarisation politique croissante.

L’objectif était de favoriser les capacités d’association, d’améliorer les niveaux de salaire, de garantir le repos hebdomadaire, de limiter le travail des enfants et de protéger les travailleurs. La construction de l’OIT a été marquée par ce que l’on appelle le tripartisme. Cette forme de gouvernance — impliquant les gouvernants, les employeurs et les employés — est une innovation juridique, puisqu’elle fait participer des acteurs privés à
une réglementation internationale.

Il faut noter à ce titre que la souveraineté des États est respectée, les États conservant un pouvoir prépondérant dans les votes. Cette création pourrait aujourd’hui s’inscrire dans une forme de droit commun de l’humanité, car elle permet de faire respecter des règles à un niveau international tout en impliquant différentes formes de gouvernance.

Consultez la conférence de Dzovinar Kevonian :